Recherche
L’effectif suivi est globalement stable entre 2015 et 2019, diminue en 2020, se stabilise en 2021 et rediminue en 2022 et 2023. Depuis 2024, seuls les travailleurs faisant l’objet d’une surveillance dosimétrique individuelle (SDI) sont suivis dans SISERI. Il n’est donc pas pertinent de comparer les effectifs de 2024 et 2025 avec ceux des années précédentes.
La dose efficace annuelle moyenne augmente depuis 2017 (sauf en 2020 et 2023 où elle diminue). Avant 2024, du fait de la faible exposition des travailleurs non classés ou sous surveillance radiologique (SR) (souvent inférieure à 0,1 mSv), la dose efficace moyenne était calculée uniquement sur l’effectif ayant reçu une dose efficace annuelle supérieure ou égale au seuil d’enregistrement des dosimètres individuels à lecture différée, fixé à 0,1 mSv. Depuis 2024, la dose efficace moyenne étant calculée sur l’ensemble des travailleurs suivis, il est préférable de ne pas la comparer avec celles des années précédentes. Il convient toutefois de noter que la dose efficace moyenne dans ce domaine en 2025 est identique à celle observée en 2024.
La part des travailleurs ayant enregistré une dose annuelle supérieure au seuil d’enregistrement est relativement stable sur la période 2015-2023 (sauf en 2023 où elle diminue). Ce pourcentage baisse nettement en 2024 avant de re-augmenter en 2025.

Crédit : Philippe Dureuil/Médiathèque IRSN
Pour toutes les composantes du rayonnement, la répartition des effectifs par secteur évolue peu d’une année sur l’autre. Les doses efficaces annuelles moyennes les plus élevées concernent l’un ou l’autre secteur selon l’année considérée. Depuis 2024, cette dose n’est toutefois pas directement comparable à celles des années précédentes, car elle est calculée sur l’effectif suivi alors qu’auparavant elle était calculée sur l’effectif ayant reçu une dose efficace annuelle supérieure ou égale au seuil d’enregistrement des dosimètres individuels à lecture différée, fixé à 0,1 mSv. Comme en 2024, le secteur avec l’exposition moyenne la plus élevée en 2025 est celui de la recherche médicale, vétérinaire et pharmaceutique.
L’effectif suivi pour le cristallin dans le domaine de la recherche et de l’enseignement est faible en comparaison aux autres domaines d’activités. Après avoir eu tendance à augmenter depuis 2017, il diminue en 2022, tout comme la dose équivalente moyenne. En 2023, cet effectif augmente fortement, alors que la dose moyenne diminue. Depuis 2024, seuls les travailleurs faisant l’objet d’une surveillance dosimétrique individuelle (SDI) sont suivis dans SISERI. Il n’est donc pas pertinent de comparer les effectifs de 2024 et 2025 avec ceux des années précédentes. Il convient toutefois de noter que l’effectif suivi en 2025 est en augmentation par rapport à 2024. Avant 2024, du fait de la faible exposition des travailleurs non classés ou sous surveillance radiologique (SR), la dose équivalente moyenne au cristallin était calculée uniquement sur l’effectif ayant reçu une dose équivalente annuelle supérieure ou égale au seuil d’enregistrement des dosimètres individuels à lecture différée, fixé à 0,1 mSv. Depuis 2024, la dose équivalente moyenne étant calculée sur l’ensemble des travailleurs suivis, il est préférable de ne pas les comparer avec celles des années précédentes.

Crédit : Francesco Acerbis/Médiathèque IRSN
Le nombre de travailleurs suivis pour le cristallin est le plus élevé dans le secteur « Recherche (autre que nucléaire et médical) et enseignement »
L’effectif de travailleurs bénéficiant d’un suivi dosimétrique des extrémités a globalement augmenté sur la période 2015-2021, sauf en 2020 (due à la COVID-19). Une baisse est aussi observée pour cet effectif en 2022, baisse qui s’est poursuivie en 2023. Depuis 2024, seuls les travailleurs faisant l’objet d’une surveillance dosimétrique individuelle (SDI) sont suivis dans SISERI. Il n’est donc pas pertinent de comparer les effectifs de 2024 et 2025 avec ceux des années précédentes. Il convient toutefois de noter que l’effectif suivi en 2025 est en augmentation par rapport à 2024.

Crédit : Philippe Dureuil/Médiathèque IRSN
Pour la dosimétrie des extrémités (bague et poignet) ou la dosimétrie par bague, la dose totale a régulièrement augmenté jusqu’en 2017, suivie d’une diminution notable en 2018-2019 et une tendance à réaugmenter en 2020-2021, pour diminuer à nouveau en 2022 et se stabiliser en 2023. Du fait que la dose équivalente totale aux extrémités soit calculée uniquement pour les travailleurs disposant d’une surveillance dosimétrique individuelle (SDI) depuis 2024, il n’est pas pertinent de comparer les valeurs observées en 2024 et 2025 avec celles des années précédentes. Il convient toutefois de noter que la dose équivalente totale enregistrée en 2025 est en augmentation par rapport à 2024, en lien notamment avec la hausse de l’effectif suivi en 2025.
Sur la période 2019-2023, le nombre de travailleurs faisant l’objet d’une surveillance de routine et présentant un résultat positif est globalement en hausse (sauf en 2019 et 2022, où il diminue). En 2024, le nombre d’analyses est nettement en baisse par rapport aux années précédentes, alors même que le nombre total de travailleurs présentant un résultat positif augmente significativement. Le nombre d’analyses ainsi que l’effectif des travailleurs présentant un résultat positif sont en augmentation en 2025 par rapport à 2024.
Concernant la surveillance spéciale, le nombre d’analyses ainsi que celui de travailleurs ayant un résultat positif fluctuent d’une année à l’autre, avec un nombre d’analyses plus élevé en 2023 et un effectif de travailleurs avec un résultat positif plus important en 2021. En 2024 et 2025, on note une baisse du nombre d’examens par rapport à 2023 alors que l’effectif des travailleurs présentant un résultat positif est en augmentation, avec une baisse en 2025 par rapport à 2024.

Crédit : Philippe Dureuil/Médiathèque IRSN
Les surveillances de routine (analyses radiotoxicologiques et examens anthroporadiométriques) et spéciale concernent quasi exclusivement des travailleurs du secteur de la recherche liée au nucléaire.
Le nombre de travailleurs ayant fait l’objet d’un calcul de dose engagée varie d’une année à l’autre (entre deux travailleurs en 2021 et 19 en 2022). En 2025, 11 travailleurs ont fait l’objet d’un tel calcul, contre 7 en 2024. La valeur de dose efficace engagée maximale enregistrée entre 2015 et 2025 est de 15,5 mSv (1,73 mSv en 2025). Le nombre de travailleurs ayant reçu une dose efficace engagée supérieure ou égale à 1 mSv varie entre 0 et 2 sur cette période.
Lorsque le dépassement d’une des limites réglementaires de dose est signalé, selon les dispositions réglementaires en vigueur, le médecin du travail (MDT) doit diligenter une enquête et statuer quant au maintien ou non de la valeur. Les données présentées ici prennent en compte les conclusions du MDT le cas échéant.
En 2025, aucun cas de dépassement de la limite réglementaire de dose ne concerne le domaine de la recherche et de l’enseignement.
Les événements significatifs de radioprotection (ESR) relatifs à l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants recensés jusqu’en 2023 concernaient les incidents déclarés à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), dont l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) recevait une copie, ainsi que les événements non déclarés par les employeurs dont l’IRSN avait connaissance, notamment via la base de données nationale SISERI pour le cas des dépassements des valeurs limites d’exposition professionnelle. Les ESR présentés en 2024 concernent uniquement les travailleurs exposés au sens de l’article R. 4451-64 du Code du travail.
En 2025, conformément à l’article R.4451-78 du code du travail, seuls les ESR déclarés par les employeurs sont pris en compte. Le bilan 2025 inclut les déclarations relatives aux travailleurs bénéficiant d’une surveillance dosimétrique individuelle au sens de l’article R. 4451-64 du code du travail, ainsi que celles concernant les travailleurs non classés. Contrairement aux bilans des années précédentes, en 2025, un même événement peut concerner un ou plusieurs travailleurs et peut être déclaré selon différents critères définis dans les guides de l’ASN.
Même si le nombre total d’événements recensés varie d’une année à l’autre, il reste globalement faible sur la période 2015-2023 (entre 7 et 18 événements). Ce nombre connaît une légère baisse en 2025 (25 événements) par rapport à 2024 (29 événements). La majorité de ces événements sont survenus dans le secteur des installations de recherche liées au nucléaire, sauf en 2025 où cette majorité est recensée dans le secteur de la recherche (autre que nucléaire et médical).
